Même si Goudou Goudou, le documentaire de Fabrizio Scapin et Pieter Van Eecke tourné en Haïti un an après le séisme nous y avait préparés, la situation dramatique que traverse la pourtant si belle île des Caraïbes nous frappe dès la sortie de l’aéroport à Port-au-Prince.

Les campements qui se sont dressés au lendemain du tremblement de terre pour abriter ceux dont les maisons ont été détruites sont toujours là, devenus des bidonvilles.

Les tapes-tapes colorés, moyen de transport haïtien à mi-chemin entre le taxi et le bus, pullulent dans la ville, comme les marchands de bric et de broc. “Les Haïtiens “brassent”, explique Rony Michel, trésorier de l’Afhsa, arrivé sur place depuis une dizaine de jours. Il faut brasser pour manger, il faut brasser pour survivre. La misère est partout.”

Sur la route qui nous mène à la maison de notre hôte, nous croisons un convoi de casques bleus de l’ONU. “Je doute que ce soit la bonne manière de mettre en œuvre la solidarité internationale, pense tout haut Jean-Pierre Moineau, président de l’association, venu sur place pour mieux appréhender la situation et les besoins.

Partout, des bâtiments en chantier : on sent que la ville se reconstruit (trop) doucement, il reste beaucoup de travail.”

Demain soir, une réunion est organisée avec les membres de l’association sœur, Haïti-France : un moment de rencontre et d’échange pour mieux se connaître et avancer vers la mise en œuvre de projets concrets.

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