Point d’horizon de notre deuxième journée à Port-au-Prince : la rencontre à 17h des membres de l’association sœur, Haïti-France. Une impatience partagée puisque nous retrouvons Pierre Lamotte, le président, Emmanuel Frédéric, le vice-président, et Jean-Marie Baudoin, le secrétaire de l’association locale, un petit peu avant l’heure prévue. “Le séisme nous a bouleversés en France et l’idée de redonner vie à l’Afhsa pour essayer de répondre à l’urgence s’est imposée, a rappelé Jean-Pierre Moineau, en introduction à la discussion. 

Mais tout ça vu de notre fenêtre, nous ne sommes pas sûr de répondre à vos attentes. Notre venue est l’occasion d’échanger.” Nos amis haïtiens ont alors rappelé l’enthousiasme qu’a été le leur face à la “renaissance” de l’Afhsa et les ambitions portées. “L’association peut jouer un rôle important dans la reconstruction du pays”, a exprimé Pierre Lamotte.

Assi, au cours de la discussion a également été réaffirmé qu’Haïtiens ou Français, les membres de l’Afhsa partagent une même approche de la solidarité, héritée de l’histoire de l’association résolument ancrée du côté des forces progressistes. Une conception de la solidarité donc forcément durable et quelque peu différente de celle des ONG. “Dans ce pays, il y a des milliers d’ONG qui obtiennent des sommes faramineuses et ne font rien, a expliqué Jean-Marie Baudoin. 

L’Afhsa peut faire naître de nouveaux espoirs.” L’idée que l’association agisse au-delà de l’urgence post-séisme a finalement été évoquée et une nouvelle rencontre organisée pour mieux définir les bases de cette nouvelle orientation.

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