Sans doute pensait-on avoir mesuré l’ampleur de la catastrophe causée par le séisme du 12 janvier 2010.

Deux ans et demi après les événements, on reste saisi par l’étendue des dégâts, et un peu plus chaque jour passé dans la capitale.

Sur le bord de la baie, dans la ville basse, la zone du Champs-de-Mars était le centre administratif et commercial de Port-au-Prince.

Ce n’est plus qu’un vaste champ de ruines. La liste des ministères, bâtiments administratifs (quarante-deux au total) ou religieux détruits est longue : ministères de l’Intérieur, des Affaires sociales, de l’Environnement, de la Planification, du Commerce, des Affaires étrangères, Parlement, direction générale des Impôts, faculté de Médecine et de Pharmacie, église du Sacré-cœur, cathédrale de Port-au-Prince, Banque nationale de crédit… “La Warf de Port-au-Prince, la zone portuaire, a aussi été endommagée, ajoute Edou, notre hôte. « Des marchandises transitent encore par la République Dominicaine.”

Sur la place du Champs-de-Mars, les héros nationaux Toussaint Louverture, Henri Christophe et Jean-Jacques Dessalines ont résisté à la catastrophe. Ils contemplent depuis leur socle de pierre les vestiges du Palais national.

L’immense bâtisse blanche, symbole de la fierté nationale, s’est effondré sur ses bases et git depuis là, derrière des grilles désuètes.

Hier, le premier ministre, Pierre Lamothe, a annoncé le démarrage des grands chantiers de la reconstruction, dont ceux de plusieurs bâtiments publics. “Les travaux de reconstruction des locaux de trois ministères, dont l’Intérieur et des collectivités territoriales, seront lancés dans les jours qui viennent”, a-t-il déclaré.

Des promesses de cette nature ont déjà été formulées depuis le séisme, en vain. “On ne sait jamais ce qu’il adviendra en Haïti, confie Edou.

Mais avec les annonces de ce nouveau gouvernement, on peut espérer de nouvelles perspectives.

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